Mercredi 1er juillet, Sébastien Vincini a inauguré la nouvelle exposition temporaire du Musée départemental de la Résistance et de la Déportation, intitulée « Survivre à Auschwitz », aux côtés de Tal Bruttmann et Claire Leger, commissaires de l’exposition, en présence de Vincent Gibert, vice-président en charge de l’Éducation, Vie associative, Valeurs de la République et Mémoire, d’Anne Boyer, vice-présidente en charge de la Culture et d’Aurélien Taravella, président de la Commission Valeurs de la République, Mémoire.

Cette exposition est le fruit d’un travail d’enquête inédit, mené par Tal Bruttmann, historien spécialiste de la Shoah, commissaire scientifique de l’exposition et Claire Leger, chargée des collections du musée, co-commissaire de l’exposition, avec le concours du Mémorial de la Shoah.

La mise en regard de deux sources exceptionnelles – le fonds d’archives Schulz–Frydman conservé au Musée départemental de la Résistance et de la Déportation à Toulouse et une photographie d’un groupe de rescapés posant devant la devise en allemand « Arbeit macht frei » (« Le travail rend libre ») du camp d’Auschwitz-Birkenau, conservé par le Mémorial de la Shoah à Paris – a donné lieu à une véritable enquête historique durant quatre années.

Ce travail patient de recoupement d’archives a permis l’identification des 16 rescapés figurant sur la photo ainsi que la mise en lumière des témoignages exceptionnels sur le quotidien des prisonnières et prisonniers recueillis par deux survivants, Jeanine Frydman et Paul Schulz, dont les récits sont conservés au musée.

« Survivre à Auschwitz » retrace le parcours de ces 16 rescapés d’Auschwitz restés sur place après la libération du camp afin de soigner les déportés en attente d’être rapatriés. À travers leurs trajectoires individuelles se dessine une histoire collective : celle de l’arrestation, de la déportation, de la survie, mais aussi de l’engagement et de la transmission.

Elle rassemble une centaine de pièces, dont certaines n’ont jamais été montrées en France, en provenance de musées internationaux, des témoignages inédits produits dès 1945, révélant la volonté précoce des rescapés de comprendre, de documenter et de transmettre ce qu’ils viennent de vivre. Une maquette numérique permet également de comprendre la complexité du camp.

Le parcours est complété d’une installation d’art contemporain, « Larmes », de l’artiste Olga Simón, évoquant les 72 convois partis de France vers Auschwitz-Birkenau.

« Cette exposition fera date en Haute-Garonne. La force exceptionnelle des récits et des archives qui y sont présentés nous confronte à la réalité du système concentrationnaire et d’extermination nazi. Je salue le travail remarquable de recherche historique réalisé par l’historien Tal Bruttmann, Claire Leger, chargée des collections du musée départemental, en collaboration avec le Mémorial de la Shoah. Plus qu’une exposition, ‘Survivre à Auschwitz’ est un acte de transmission indispensable, qui invite chacune et chacun d’entre nous à regarder l’Histoire en face pour mieux construire l’avenir« , a souligné Sébastien Vincini, président du Département de la Haute-Garonne.

« À l’heure où l’antisémitisme et les replis identitaires connaissent un regain préoccupant, nous ne devons jamais oublier ceux qui ont survécu à ces souffrances inhumaines et tirer les enseignements de l’Histoire. La Mémoire est une flamme vivante qui ne doit jamais s’éteindre entre les générations. La connaissance demeurera toujours un rempart contre l’oubli, le négationnisme et toutes les formes de haine« , a conclu Sébastien Vincini lors de sa visite.

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Musée départemental de la Résistance et de la Déportation – 52 allées des Demoiselles – Toulouse – Du mardi au dimanche, de 10h à 12h30 et de 13h30 à 18h. Entrée gratuite.